TMNT Adventures #40 : 1492 (Archie Comics)

TMNT A. presents : Mighty Mutanimals #6

United we stand, divided we fall, part. 2

TMNT A. #39

United we stand, divided we fall, part. 3

Scénario : Dean Clarrain.
Dessinateur :
Chris Allan.
Encreur : Brian Thomas.
Coloriste : Barry Grossman.
Lettreur : Gary Fields.
Rédacteur en chef : Victor Gorelick.


Édition
Archie Comics (US)

Pages : 32 pages dont 28 d’histoire.
Prix initial : $ 1,25.

Tirage physique américain : chiffres inconnus.

Couverture
Peter Laird et Ryan Brown


Première édition
Janvier 1993 (VO)
Septembre 1994 (VF)


Réédition américaine
TPB Teenage Mutant Ninja Turtles, Vol. 9
(IDW Publishing, 14 janvier 2015)


France
Les Tortues Ninja #43
(Édition Tournon, septembre 1994 ?)

Le soleil levé, les tortues, Splinter et Ninjara prenaient le large pour repartir à New York, en passant par les Caraïbes. Ils quittaient les Mutanimals, Juntarra et Kid Terra. Les évènements récents et le retour de Null laissaient Donatello songeur. La tortue avait bricolé des hélices fonctionnant à l’électricité solaire pour faire avancer leur petite barque. Tant qu’il y avait du soleil, ils n’avaient aucun souci à se faire. Hélas bien vite, une tempête se déchaînait. Les tortues sortaient les rames pour poursuivre leur chemin. Mais très rapidement, les vagues devenaient menaçantes. Puis gigantesques. L’une d’elles renversaient l’embarcation de fortune. Les six compagnons étaient balayés.

Une fois la tempête levée, Donatello ouvrait les yeux. La tortue, tout comme ses frères, Splinter et Ninjara jonchaient le sable. Le soleil brillait magnifiquement dans le ciel. Les nuages se faisaient rares. Soudain, des jambes nues apparurent devant le petit génie de l’équipe. Levant les yeux, il apercevait un individu en pagne qui lui tendait la main pour l’aider à se relever. Son langage lui était totalement inconnu. D’autres femmes et hommes arrivaient au même moment, aussi curieux qu’effrayés par l’apparence des six naufragés. Splinter était toutefois surpris de voir des peuples indigènes dans les caraïbes. Il pensait que tous avaient été exterminés ou convertis par les occidentaux, de nombreux siècles par le passé.
Mais bientôt, un autre évènement inattendu survenait. Trois immenses ombres apparaissaient en mer. Trois immenses navires frappés d’une grande croix rouge sur le mât. Deux caravelles et une caraque espagnoles, probablement de la fin du XVe siècle d’après Donatello. Il était même capable de donner leurs noms, la Niña, la Pinta et la Santa Maria ! Tout portait à croire qu’ils se trouvaient en 1492 !
Des barques étaient jetées à l’eau et les conquistadors approchaient des plages. Leonardo se préparait à en découdre. Splinter lui demandait de ne pas intervenir. Ils devaient rester calmes et souriants, à l’instar des natifs du lieu. Mais bientôt, les soldats encerclaient le groupe. Sous les recommandations du rongeur, les tortues déposaient leurs armes sur le sable de la plage. Les canons de l’une des deux caravelles étaient pointés vers leur direction. Une autre barque arrivait peu après. En descendait Christophe Colomb, fier de sa nouvelle conquête.
Les six compagnons reconnaissaient immédiatement l’homme. Il s’approchait d’eux pour observer leurs armes. À leur vue, il était persuadé d’être arrivé au Japon et s’écriait avoir enfin trouvé la tant recherchée route. À la surprise de tous, il demandait à ses soldats de prendre l’une des étranges créatures et la séparait du reste des siens. Il s’agissait de Donatello. Raphael et Ninjara étaient prêts à le retenir, mais Splinter leur demandait de ne pas agir.

La nuit tombée, le prisonnier était jeté dans une cale. Donatello ne voyait rien autour de lui, plongé dans la pénombre. Bientôt une lueur venait briser l’obscurité. Il s’agissait de Christophe Colomb en personne, très intrigué par le mutant. Ils ne se comprenaient pas mutuellement. Mais le navigateur savait en revanche que la découverte de cet « indien » allait lui rapporter énormément d’or.
L’attente était interminable pour les tortues, restées sur l’île. Raphael s’impatientait en frappant un cocotier. Même Michaelangelo en avait assez d’attendre et voulait intervenir. Leonardo calmait ses frères, espérant pouvoir faire respecter le désir leur maître. Les tortues devaient attendre, ce que l’adolescent remonté ne parvenait pas à comprendre. Ils restaient assis et attendaient les ordres, même si Splinter dormait. Quelques heures plus tard, Raphael faisait signe à Leonardo. Quelques espagnols s’en prenaient à des femmes autochtones. C’en était trop, ils ne pouvaient pas rester les bras croisés et décidaient de fondre sur les colons. Michaelangelo réveillait Ninjara et Splinter pour qu’ils leur prêtent main forte. Raphael se chargeait d’obstruer de ses saïs les fusils des colons afin qu’ils ne fassent pas de bruits dans le combat. Les indigènes leurs prêtaient main forte. Le danger écarté, les tortues et Splinter partaient pour le navire de Colomb sauver Donatello. Ils n’avaient que trop attendus. Au loin, la tempête se levait de nouveau.

Au fond de la cale, Donatello se morfondait lorsque soudain, une voix vint le perturber. Derrière lui se tenait The Other, un étrange esprit qui semblait en savoir beaucoup sur la tortue. Une petite lanterne les éclairait tous les deux. Ce que les six compagnons faisaient, 500 ans dans le passé ? Personne ne le savait réellement. Other et ses semblables ignoraient de quoi il en retournait. Saint-Domingue était l’un des points principaux de la Terre, d’où émanait une énergie bien particulière. Certains pensaient que Colomb était arrivé ici, attiré par cette énergie. D’autres de ses semblables supposaient plutôt que le lieu était devenu si puissant du fait de l’importance de la découverte de Colomb.
The Other expliquait également à la tortue qu’ils avaient fait ce voyage car ils se trouvaient sur le même lieu que Colomb, précisément cinq cent ans après son arrivée. Ce n’était pas la découverte des Amériques en tant que tel qui faisait de ce lieu cette place chargée en énergie. Mais plutôt tout ce qui en découlait. Colomb n’était pas le premier à découvrir ce lieu. Les indigènes y habitaient depuis des millénaires. L’arrivée des espagnols les ont conduits à leur fin, apportant maladies et pauvreté. Puis par la suite l’esclavage. Tout cela en grande partie à cause du marché tant convoité de l’or. The Other tendait son bâton à Donatello, totalement déboussolé par la réalité dévoilée. La créature disparaissait.
Au même moment, Michaelangelo ouvrait la cale pour permettre à son frère d’en sortir. Il lui sautait dans les bras, heureux de sa délivrance. Les autres tortues arrivaient, annonçant que le navire était vide. Ils ne devaient pas faire de vieux os, la tempête se levait. Les ninjas se jetaient dans l’eau et furent emportés par les hautes vagues.

À son réveil, Donatello se trouvait de nouveau échoué sur une plage. Ouvrant les yeux il voyait bien un bateau à proximité de la baie. Mais ce n’était pas une caravelle. Il s’agissait d’un bateau de croisière ! Ils étaient bien de retour en 1992. Les six compagnons montaient discrètement à bord, en direction de New York.


Personnages

Mighty Mutanimals

Autres

Autour du numéro

  • Si ce numéro a été publié en janvier 1993, l’histoire se déroule officiellement en 1992.
  • Ça cafouille dans la colorisation ! En page 14, Leonardo essaie de calmer un Raphael nerveux qui veut partir sauver Donatello du navire. Sauf que la tortue est colorisée avec un bandeau orange. 
  • Un petit peu plus loin, en page 16, la genouillère de Leonardo est laissée verte comme le reste de sa jambe. C’est surtout Michaelangelo qui a des problèmes. La tortue qui réveille Splinter et Ninjara est colorisée de rouge, alors que Raphael est déjà dans le combat. La case suivante, cette même tortue précise que Raphael et Leonardo sont intervenus. Pourtant elle est toujours colorisée en rouge et non en orange. Même sa ceinture est colorisée en rouge.
  • Leonardo affirme une fois encore détester les armes à feu, comme cela avait déjà été le cas par exemple dans le TMNT A. #34.
  • Les deux cases montrant Donatello et les siens échoués (pages 4 et 26) sont strictement identiques. Seules les colorisations sont légèrement différentes.
  • On ignore si ce voyage temporel s’est réellement produit, ou non. Nous n’avons pas le ressenti des autres tortues, de Splinter et de Ninjara à leur réveil. Comme les esprits qui débattaient à propos de l’énergie de Saint-Domingue, nous pouvons imaginer que c’était soit un rêve soit la réalité.

Couvertures

Couverture européenne

  • Couverture magazine « Teenage Mutant Hero Turtles #76 », Fleetway (Grande-Bretagne, 1993) Dessinateur inconnu. Édition britannique sortie en Mai 1993.
  • Couverture magazine « Tortues Ninja #43 », Éditions Tournon (France, 1994 Dessinateur inconnu. Édition française sortie en septembre 1994.

Galerie