Historique
Fariboles Productions est une entreprise située à Rouen qui réalise des statuettes de personnages issus du monde de la bande-dessinée, principalement franco-belge. Fondée en 1993 par son sculpteur principal, Pascal Rodier, Fariboles dispose du label Entreprise du Patrimoine Vivant français. Nous sommes très loin du monde des égouts de New York !
Le projet a débuté lorsque David Delbarre, chargé de la communication auprès de Fariboles depuis 2019, a voulu proposer à Sullivan Rouaud une adaptation en statuettes de l’aventure publiée par HiComics. Les deux hommes s’étaient déjà rencontré par hasard en 2018 dans un restaurant parisien. Amateur du travail de Rouaud chez ComicsBlogs, les deux hommes en étaient venus à parler des Tortues Ninja, dont Delbarre n’était absolument pas familier à ce moment. C’est en découvrant le tome 0, puis les numéros suivants qu’il a réellement apprécié cet univers et principalement le style de l’artiste Mateus Santolouco.
Ce dernier, proche de Rouaud, avait très envie de voir un jour ses dessins adaptés en trois dimensions. Le directeur d’édition de HiComics a été invité à visiter les ateliers de Fariboles à Rouen avant de transmettre le projet à Nickelodeon / Viacom.
Une fois le projet lancé, une intense communication a débuté entre Mateus Santolouco, aux anges de voir un de ses rêves prendre vie, et Pascal Rodier, grand expert pour transposer les dessins en deux dimensions vers la 3D. Santolouco lui a transmis des dessins de ce qu’il voulait voir sortir en statuettes. Chaque design, des décors et des personnages, sont de lui. L’artiste a vu en ce projet, dès le second semestre 2019, un vent de fraîcheur. À cette époque, le dessinateur travaillait sur Shredder in hell, son comic évènement des Tortues Ninja, qui a mis beaucoup trop de temps à voir le jour selon lui. S’il s’agit d’un bijou, sa conception a été, pour Santolouco, infernale. Travailler sur ce projet était une ouverture sur quelque chose de moins stressant.
Le diorama complet est inconnu. Fariboles désirait le dévoiler au gré des annonces, en imaginant un projet sur de nombreuses années. Il aurait été question des quatre tortues et de Splinter sur les toits de New York. Hélas le projet n’a pas abouti et seules les deux premières statuettes ont vues le jour.
Les raisons exactes de cet échec ne sont pas connues. Mais nous pouvons penser que Fariboles a malheureusement accusé plusieurs problèmes inhérents à un producteur français dans un monde de brutes. En premier lieu, une visibilité moindre par rapport aux mastodontes outre Atlantique. De plus, les fans, qui sont plus largement installés aux États-Unis, se sont montrés frileux aussi bien pour le prix que pour les frais de ports et les taxes.