Saison 9 épisode 6 – Le seigneur de l’horloge (Split-second VO – Série TV 1987)

Titre original : Split-second.
Titre français : Le seigneur de l’horloge.


Numéro dans la saison : saison 9 épisode 6.
Numéro de l’épisode : 183.


Première diffusion américaine : 21 octobre 1995 (CBS).
Première diffusion française : 23 avril 2000 (France 2).

Auteur : David Wise.
Réalisateur : Bill Wolf.

Directeur artistique : Kyle Menke.
Character design : George Goodchild et Frank Brunner.
Story editor
:
David Wise.

Superviseur de la réalisation : Fred Wolf.
Superviseur :
Tony Love.
Producteur associé : Kara Vallow.

Producteur exécutif : Mark Freedman.


Société d’animation et de production
Fred Wolf Films

Réalisations vidéos
États-Unis

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France

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Depuis l’arrivée de Dregg, les tortues se rendaient à l’évidence. Elles n’avaient plus beaucoup de temps pour quoi que ce soit d’autre. Carter les avait rejoint pour perfectionner son entraînement, mais passait le plus clair de son temps à essayer de canaliser sa mutation. Les reptiles n’avaient plus l’occasion de s’entraîner. Ni Michaelangelo de terminer ses comics ! Leonardo proposait de dresser un emploi du temps pour qu’ils s’y retrouvent plus facilement.
C’est alors qu’il regardait l’horloge et se rendait compte qu’elle n’affichait pas la bonne heure. Les montres non plus. Donatello regardait l’horloge interne de son ordinateur, qu’il pensait impossible de détraquer. Elle aussi n’était pas réglée. Appelant April, la tortue apprenait que tout ce qui donnait l’heure était en train de se détraquer un peu partout en ville. Ce qui entraînait d’importants problèmes au quotidien, y compris au niveau des métros et des aéroports. Instantanément, les tortues pensaient que Dregg était derrière tout ce remue-ménage.

Atteignant la surface, elles voyaient une ville sens dessus dessous. Les feux tricolores s’affolaient, les voitures produisaient des accidents. Donatello et Carter pensaient parvenir à trouver le signal qui brouillait tout cela et partaient sur les toits de la ville. Effectivement ils détectaient quelque chose émis depuis un panneau publicitaire. Pas n’importe lequel, il faisait la promotion des montres Dregg. À l’arrière, ils trouvaient un mécanisme qui détraquait l’heure dans toute la ville. Ils parvenaient à tout faire rentrer dans l’ordre.
Mais au même moment, des petits drones les attaquaient depuis les airs. Carter, Raphael et Michaelangelo tombaient dans le vide. La tortue se rattrapait à temps à l’aide de son grappin. Les deux autres étaient sauvés par leur mutation intempestive, qui leur évitait de périr à l’impact au sol. Bientôt, Leonardo et Donatello subissaient le même sort. Raphael et Carter les rattrapaient en plein vol avant d’éviter que le panneau publicitaire ne leur tombe dessus. Une fois le danger écarté, les tortues contactaient April pour s’assurer que tout était rentré à la normale. Hélas, quelqu’un avait profité du remue-ménage pour entrer par effraction dans le musée du temps. Si Leonardo se moquait de ce cambriolage, prétextant avoir plus important à régler pour l’heure, la journaliste leur signalait toutefois que l’effraction avait été commise à l’aide de lasers très puissants. Finalement, Dregg avait peut-être encore quelque chose à voir là-dedans.

Les tortues retrouvaient leur amie dans le musée. Sur un mur recouvert d’horloge, ils voyaient des signes écrits, L.L et L.T. Donatello déduisait qu’il s’agissait des longitudes et des latitudes, ce qui se calculait en minutes et en secondes. Après quelques exercices de mathématiques, Carter et lui déduisaient que cela donnait 91 minutes et 42 secondes latitude, ce qui correspondait au Northwest Steel Mill. Une indication pour d’éventuels acolytes ? Un piège ? Les tortues se rendaient sur place.
Il s’agissait d’une vieille usine dont les cheminées fumaient encore. Étrange pour un lieu sensé être désert et bientôt rasé pour laisser place à un centre commercial ! Pénétrant dans un des hangars, les ninjas étaient surpris par une voix. Il ne s’agissait pas de Dregg, mais bien d’un humain ! Et pire encore, d’un individu qu’elles avaient déjà croisé par le passé. Impossible pour les tortues de se souvenir de lui. Vexé, il se faisait appeler dorénavant Chronos et leur envoyait une montre à gousset explosive dessus. Ses adversaires esquivaient, Donatello lui sautait dessus pour le faire tomber de la passerelle d’où il les attaquait. Avec plus d’un tour dans son sac, l’homme se réceptionnait et livrait le combat à l’aide d’une aiguille d’horloge en guise d’épée. Il devenait de plus en plus dangereux, activant un système de fonderie. Soudain, l’individu prenait la fuite, déclarant à ses vieux ennemis qu’il savait tout d’eux. Ils ne pourraient pas se cacher bien loin. Sur le point de repartir, les tortues semblaient reconnaître sa voix. Il prétendait être le seigneur de l’horloge, là aussi, quelque chose de familier.
De retour dans le Turtle van, Carter retrouvait une horloge sur le tableau de l’ordinateur, à l’arrière du véhicule. Une bombe ? Ils n’avaient pas le temps de la jeter. Un message vocal en sortait. Chronos annonçait commettre deux crimes. Il comptait ouvrir la banque centrale à 20h pour y dérober son argent. En même temps, il allait détraquer l’horloge du métro, amenant deux rames à se percuter. Ils n’avaient qu’un quart d’heure pour l’empêcher de commettre ces deux méfaits. April devait trouver des informations sur ce détraqué. Leonardo et Donatello partaient se charger de la banque. Les trois autres amis allaient tenter d’empêcher la collision des métros.

Splinter était dérangé par l’alarme en pleine méditation. Un intrus se trouvait aux abords du repaire. Il sortait pour constater l’effraction et découvrait Chronos, assis sur un tuyau devant l’entrée du repaire. Il était ravi de rencontrer le maître des tortues. Pire encore, il en savait beaucoup sur lui, ses origines, sur les tortues et sur son style de combat. Mais le maître rat était plus fort et le repoussait. Chronos n’avait pas prévu de contretemps dans son plan et envoyait des fléchettes pour accrocher le rat contre un mur.

Pendant ce temps, April effectuait des recherches sur son ordinateur avec quelques mots clés. Les résultats étaient bien maigres.

Carter descendait les escaliers du métro très rapidement. Raphael et Michaelangelo faisaient fuir les personnes dans la rame. Le métro entièrement vidé, ils pouvaient tenter d’arrêter la machine. Le jeune homme essayait de changer l’aiguillage. Dans la radio, la voix de Chronos se moquait de ses adversaires. Jamais il n’avait modifié quoi que ce soit dans le métro. Ils venaient de le faire pour lui ! L’accident serait inévitable et de leur faute ! Rien à faire, ils ne parvenaient pas à arrêter leur wagon, qui fonçait à vive allure à l’encontre de l’autre métro. Carter se transformait, tout comme Raphael et Michaelangelo. Ils se jetaient sur les deux rames de métro pour les arrêter de leurs forces. Il s’en était fallu de justesse !
Une fois dans la banque, Leonardo et Donatello pénétraient dans le coffre-fort. Mais Chronos n’était pas présent. Seulement un écran où il leur annonçait leur perte. Il se moquait de l’argent. Pas de les tuer ! La porte du coffre se refermait sur les deux ninjas. Ils avaient 30 secondes pour s’en sortir. Après cela, tout exploserait. Les deux tortues poussaient aussi fort que possible la porte. En vain jusqu’à ce que leur mutation se déclenche. Ils ouvraient à temps la pièce. Tout explosait mais ils étaient sains et saufs.

Les recherches d’April portaient enfin leurs fruits. La journaliste découvrait un article de presse mentionnant un homme qui avait été arrêté dans la tour de l’horloge. Pendant ce temps, les tortues et Carter se retrouvaient dans la rue. Tous étaient tombés dans un piège. La question de découvrir l’identité de Chronos devenait urgente. Ils montaient dans le Turtle van. Quelques instants plus tard, Michaelangelo, au volent, mettait le pied sur le frein. Ils s’arrêtaient devant la tour de l’horloge de l’hôtel de ville. Leonardo et ses frères commençaient à remettre les pièces du puzzle en place. Plusieurs années auparavant, les tortues avaient arrêté un homme qui venait de dérober un sac de billets et s’était réfugié là. Son nom était Winston Fripp. Il venait de dérober l’argent de la ville. Donatello se souvenait alors que Chronos leur avait dit savoir où ils vivaient. Les tortues craignaient que du mal soit fait à Splinter.
S’approchant du repaire, les tortues découvraient un coucou mécanique avec une petite figurine de Chronos qui sortait et leur annonçait la capture de leur maître. Il leur donnait rendez-vous au pont levis de la ville et les forçait à se rendre. Les quatre frères n’avaient guère de choix. En revanche ils bénéficiaient d’un atout majeur, Carter ! Jamais Chronos ne le mentionnait dans son message. Les ninjas appelaient April, qui en savait un petit peu plus sur le bonhomme. Il s’était fait renvoyer du service de planification de la ville pour des problèmes de comportement. Le vol qu’il avait commis était une réponse à ce renvoi. Toutefois, les forces de l’ordre avaient mis des heures à retrouver Fripp dans le clocher. Le bruit des engrenages et des cloches avaient rendues le voleur totalement fou.

Les tortues arrêtaient leur véhicule devant le pont-levis. Leonardo défonçait la porte de la tour de contrôle où se trouvait Chronos. L’homme fou les attendait, entouré de drones qui fonçaient sur les reptiles. Il forçait ses ennemis à jeter leurs armes puis les ligotait. Michaelangelo demandait à Chronos où se trouvait Splinter. Pensant avoir gagné, l’homme leur révélait qu’il se trouvait au sommet de la tour Clayborne. Parmi les armes jetées, se trouvait un tortuecom, en ligne avec Carter. Le jeune homme avait tout entendu et s’empressait de délivrer le rongeur.
Solidement attachées, les tortues avaient été placées au sommet d’un engrenage d’ouverture du pont-levis. Lorsque celui-ci s’élèverait pour laisser passer un bateau, elles se feraient écraser. Toujours très bavard, Chronos révélait travailler avec Dregg qui lui avait fourni des appareils pour faire trembler la ville. Il n’aurait plus qu’à se servir dans les décombres. Pressé de s’enrichir, il laissait les tortues à leur sort. Une fois parti, Donatello parvenait à se libérer de ses liens. Le temps pressait, il plaçait une barre dans les engrenages, ce qui cassait le système. Il n’avait plus qu’à libérer ses frères.
Pendant ce temps, Carter atteignait la tour où était retenu Splinter. Le rat avait été ligoté sur une antenne où montait et descendait une immense boule. Celle-ci était sur le point de l’écraser. Le jeune homme se précipitait pour la retenir et se transformait en colosse pour la détruire. Le maître était tiré d’affaire.

Les ninjas ne savaient pas où Chronos avait pu placer son appareil de tremblement. La tour de l’horloge était probablement ce lieu, là où tout avait commencé. S’approchant du monument, les tortues voyaient les bâtiments en ruines s’effondrer. Chronos préparait tout à l’intérieur et se faisait surprendre. Il envoyait ses drones sur ses ennemis, qui se transformaient. Ils s’écrasaient contre l’armure de Leonardo, ou finissaient broyés entre les mains de Raphael. Donatello s’empressait de détruire les commandes des appareils qui causaient les secousses. Chronos n’avait pas prévu la mutation des tortues et se faisait ligoter à son tour. Il était abandonné entre les rouages de l’horloge et les cloches. De quoi devenir encore plus fou !
Peu après le départ des mutants, Dregg arrivait. Chronos le suppliait de le libérer. L’extraterrestre était très déçu. Ses adversaires étaient toujours en vie. La ville tenait toujours debout. Il n’avait pas rempli son accord. Toutefois, il n’allait pas le laisser là. Il avait d’autres projets.

De retour dans le repaire, les tortues regardaient les informations, qui annonçaient la capture de Chronos. C’en était terminé des perturbations des montres. Le présentateur félicitait celui qui l’avait arrêté, leur bienfaiteur Dregg ! Ce dernier à l’écran jurait de protéger toujours les habitants de la ville des criminels et des tortues. De quoi rendre les mutants totalement fous.


Personnages

Autres

Véhicule

Autour de l’épisode

  • Si le suspense quant à l’identité de Chronos plane sur l’ensemble de cet épisode, il n’a pourtant jamais été croisé avant. Le personnage a été créé spécialement pour cet épisode.
  • L’article de presse d’April est lisible. En revanche, seule la première ligne a du sens et se trouve en relation avec l’arrestation d’un homme dans la tour de l’horloge. Le nom du voleur n’est d’ailleurs pas Winston Fripp mais Chris Ross ! Ce qui rappelle par la même occasion le nom « Chronos ». L’idée a probablement été abandonnée à la fin de la production de l’épisode.
  • Les tortues abandonnent Chronos dans la tour de l’horloge, alors que c’était déjà ce qui l’avait rendu fou. N’est-ce pas là une forme de torture dans le fond ? Très moyen pour un dessin animé !

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