Scénariste : Paul Allor.
Illustrateur : Gavin Smith.
Couleurs : Ronda Pattinson.
Lettreur : Rus Wooton.
Editors : Andy Khouri et Dave Wielgosz.
Édition
IDW Publishing (US)
Pages : 40 (dont 10 pour cette histoire).
Prix : $ 5,99.
Tirage physique américain : Chiffres inconnus.
Couvertures
Mateus Santolouco
Fero Pe
Max Dunbar
Première édition
11 juin 2025 (VO)
– (VF)
Réimpression américaine
TMNT : Mutant Nation, vol. 2
(4 février 2026)
France
–
Moose but blues
(compris dans Mutant Nation #7)
Monty Moose était
très fier de son travail et de la manière dont il l’exécutait. Tous les jours il cirait deux fois ses bottes, mettait son insigne et partait faire respecter la loi à travers son district. Jamais par la violence, mais bien par la discussion et le respect. Telle était sa vision de l’autorité et du système qu’il représentait.
Un soir, l’élan avait été appelé pour intervenir dans un nightclub. Un bousier mutant se trouvait au comptoir et ne semblait pas enclin à s’en aller, bien qu’il effrayait la clientèle d’humains. Comme toujours, Monty s’avançait pour engager la discussion et en savoir plus sur l’individu. Très vite, l’insecte se sentait offensé par la présence du représentant de l’ordre et s’énervait. Le policier restait calme et ferme et lui demandait simplement son nom et ses motivations. Malgré les cris de protestations des clients, qui voulaient mettre ce mutant dehors au plus vite, Monty parvenait à rester calme et obtenir le nom de l’individu ; Kingston.
C’est alors que l’atmosphère se tendit de nouveau avec l’entrée des Foot patrols qui décochaient des flèches fumigènes pour gagner du terrain. Monty avait appelé des renforts, mais pas ceux-ci. Pas les chiens enragés de Hale ! Autour d’eux, les personnes venues pour passer du bon temps s’enfuyaient par le toit terrasse pour gagner l’air pur et s’effondraient ou avaient les yeux qui coulaient du fait du fumigène. Sans perdre de temps, l’élan chargeait Kingston pour le précipiter en bas de l’édifice. Le bousier était résistant, cette chute n’était rien pour lui. Et Monty voulait surtout éviter que des civils se fassent blesser par la garde de Hale.
Les deux mutants s’étaient réfugiés dans une ruelle. Là encore, Monty refusait de perdre du temps et mettait les menottes à Kingston, qui ne comprenait pas ce qu’il se passait. De sa force remarquable, l’insecte brisait les chaînes et commençait à s’énerver, se sentant trahi. Au même moment, sa poitrine était percée de quatre traits. Le policier se précipitait à son chevet, mais il était déjà mort.
Les patrouilleurs s’approchaient de Monty, ricanant, battes à la main. Quelle honte pour cet officier d’avoir été battu à mort par un bousier ! Heureusement qu’ils étaient là pour punir le criminel… L’élan, qui n’était pas blessé, comprenait parfaitement ce qui était sur le point de se produire. Sa mort serait le prétexte parfait pour mettre en exergue la violence des mutants et la situation désespérée dans laquelle se trouvait la ville. Une manière de justifier ô combien les Foot patrols étaient bénéfiques pour New York.
Si Monty s’apprêtait à mourir, il se rendait compte que ses bottes étaient sales. Il ne pouvait laisser ces racailles prendre le dessus sur la ville et décidait de se battre. Un premier soldat lui sautait dessus, il le repoussait de son tonfa, qui se brisait contre la lame de la pourriture. Puis au même moment, arrivait les renforts que Monty avait appelés. Le capitaine Kara Lewis, Maureen Lin et quelques autres hommes de son district arrivaient à la rescousse. Les patrouilleurs quittaient les lieux, ravis de leur prise. L’élan risquait des représailles s’il parlait, il ne pouvait raconter ce qu’il s’était passé. Ils avaient gagnés.
L’air abattu, Monty expliquait comment la situation avait dérapé pour Kingston. Qu’il s’était montré violent et qu’au moment où il se faisait arrêter, il s’était rebellé. Que les Foot patrols étaient intervenus pour sauver l’officier. Telle était la version que les patrouilleurs entendaient en tendant l’oreille alors qu’ils s’en allaient. Une fois dans la voiture de police, Monty expliquait exactement ce qu’il s’était passé. Kara Lewis était fatiguée de ces bavures. Ils avaient besoin d’aide pour remettre de l’ordre dans le chaos qui se répandait.
Une ou deux personnes. Ou peut-être quatre. Ils voyaient au loin les tortues livrer bataille aux patrouilleurs. Un dernier mot de Lewis : la prochaine fois qu’elle voyait Monty, il avait intérêt à avoir ses bottes propres !
Personnages
- Foot patrol
- Kingston
- Monty
Autres
Galerie









