TMNT Macro-Series #2 : Michelangelo (IDW Publishing)

TMNT #84

Kingdom of the rats, part. 4

TMNT Macro-series #2

Michelangelo

TMNT Universe #23

... And out came the reptile, part. 1

TMNT Universe #24

... And out came the reptile, part. 2

Histoire : Kevin Eastman, Tom Waltz et Bobby Curnow.
Scénariste : Ian Flynn.
Illustrateur : Michael Dialynas.
Coloriste : Michael Dialynas.
Lettreur : Shawn Lee.
Rédacteur : Bobby Curnow.
Assistante d’édition: Megan Brown.
Éditeur : Greg Goldstein.


Édition
IDW Publishing (US)

Pages : 48.
Prix : $ 7,99.

Tirage physique américain : 7 587 exemplaires.

Couvertures
David Petersen
Michael Dialynas
Ryan Brown
Ben Bishop


Première édition
24 octobre 2018 (VO)
– (VF)


Réimpressions américaines
TMNT Macro-Series
(19 juin 2019)

TMNT : The IDW Collection, vol. 12
(10 février 2021)


France

Dans le dojo du Foot Clan, Michelangelo et ses frères veillaient à amuser les jeunes orphelins qu’ils venaient d’amener à Splinter. La tortue mettait l’ambiance à coup de cabrioles, sous le regard désespéré de Jennika qui refusait de voir son clan transformé en cirque. Michelangelo avait raison, ces pauvres enfants avaient déjà traversés suffisamment de tourments avec Rat King, il était temps pour eux de se détendre. Non loin de là, Leonardo s’entretenait avec son père, lui demandant de bien vouloir s’occuper des enfants qu’ils venaient de sauver quelques heures auparavant (TMNT #84). Le rat se montrait beaucoup plus sévère qu’il ne l’aurait cru. Les tortues lui avaient désobéis à plusieurs reprises ces derniers temps, jusqu’à se lever contre le Foot Clan lors de l’invasion des triceratons (TMNT #80). Si ce n’était pas la première fois, Splinter n’acceptait pas que celui qu’il avait nommé chef du clan Hamato lui tienne tête. Même si Leonardo savait qu’il avait agi de manière juste, il dut ravaler sa fierté et présenter ses excuses. Le rat était d’accord pour accueillir les enfants, mais non sans une condition…

Leonardo, sortant des appartements de son père, fut reçu par ses frères qui venaient aux nouvelles. Il leur annonça que le Foot Clan n’accepterait les orphelins que s’ils venaient à pouvoir être entraînés et devenir des ninjas à leur tour. Michelangelo monta immédiatement au créneau, refusant que ce clan d’assassins vienne à les élever. Ils pourraient le faire eux-mêmes, pensait-il. Mais ses frères lui montrèrent l’évidence : ils n’avaient pas la place, les ressources ni l’expérience pour élever des dizaines d’enfants. Au vu du climat chaotique qui régnait sur New York ces temps-ci, c’était peut-être la meilleure des solutions dans le fond. Hors de question pour la tortue d’entendre ces excuses. Splinter avait assassiné froidement Dun (TMNT #64), tenté de tuer Zom alors qu’ils lui proposaient une issue pacifique (TMNT #80). Rien ne pouvait plus émaner de bon de leur père selon Michelangelo qui ne comprenait pas comment ses frères pouvaient cautionner cette décision. Enfin, Leonardo ne cacha pas sa volonté d’entretenir la paix entre les deux clans, qui s’entendaient plus ou moins pour la première fois depuis des siècles. C’en était trop, Michelangelo préféra partir.

La nuit venue, tout le quartier général dormait. Presque tout… Une ombre assomma les ninjas Foot qui surveillaient les enfants avant de les réveiller. Bientôt, Jennika trouvait ses soldats ligotés, les enfants disparus. Elle avertit Splinter et les tortues, qui se rendirent compte qu’elles n’étaient plus que trois. Michelangelo faisait s’évader les orphelins par les égouts, sans la moindre idée d’où les emmener. C’était trop petit chez April, il ne savait pas où vivait Casey et hors de question de les amener aux Mutanimals, qui sait ce qu’ils deviendraient entre le griffes d’Old Hob. Il allait plutôt les mener à une vieille ferme depuis les égouts, leur promettant le plein air et le soleil. Il se souvenait surtout de son enfance, lorsqu’il commençait à apprendre le maniement du nunchaku avec son père, au Japon médiéval. Il veillerait à se montrer aussi pédagogue. Chemin faisant, bientôt il comprit à quel point la mission qu’il s’était fixée n’aurait rien de reposante ; il devait s’assurer que tous les enfants étaient bien là, et qu’ils traversent les égouts sains et saufs. Lorsque le stress s’empara de lui, perdu face au défi qu’il s’était inconsciemment posé, une voix venue d’un couloir sombre l’appela. C’était Splinter, qui venait rechercher les enfants. La tortue s’empressa de les faire traverser le vide depuis une canalisation avant de demander à son père d’aller cordialement se faire voir. Après un silence marqué par la surprise, Splinter s’avança pour le défier. Michelangelo était décidé à lui tenir tête, l’accusant d’être pire que Shredder dans sa démarche : se servir d’enfants, pauvres et sans parents, comme nouvelles armes du Foot Clan ? L’issue ne pouvait être que le combat.

Les tortues et Jennika voulaient intervenir, mais Leonardo les retint. Il voyait où son frère voulait en venir. Splinter fondit sur son fils, qui répondit par un coup dans son visage. Reprenant leurs positions, aucun des deux ne perdait sa concentration, pas même la tortue qui venait de réaliser l’impensable. Se protégeant face aux assauts du rat, ce dernier essaya de le faire tomber de sa queue. Michelangelo se ressaisit et captura l’arme de son adversaire avant de lui asséner un nouveau coup. Splinter se releva et le jeta au sol à son tour. Les deux ninjas livraient une lutte d’égal à égal pour la première fois. La tortue, salement amochée, n’était pas prête à baisser les bras. Ce n’était pas ce que son maître et père lui avait appris, encore moins face aux assassins du Foot Clan. Voyant la détresse dans les yeux des orphelins et la détermination dans ceux de son fils, Splinter cessa le combat et félicita Leonardo ; son clan avait le cœur bon et était prêt à se battre vaillamment. Le Clan Hamato serait chargé de veiller à l’entraînement des orphelins. Le Foot Clan se chargerait de leur éducation, les habillerait et les suivrait jusqu’à leur maturité. Une fois adultes, ils pourraient choisir soit de rester au clan, soit de reprendre une vie normale.

Les esprits étaient à la fête. Les tortues étaient fières de Michelangelo, principalement Leonardo qui vint le remercier d’avoir fait ce qu’il n’aurait jamais pu faire, en tenant tête à leur père. Dans le fond, la tortue savait que son père choisirait sa famille et arrêterait le combat. Splinter se sentait plus léger, heureux de voir ses fils aller bien et prendre des décisions contraires aux siennes.

Autour du numéro

  • Initialement, ce numéro était prévu pour le 10 octobre. Finalement, il connut deux semaines de retard, peut-être dut au fait que la Macro-Series de Donatello avait elle-même été repoussée au 3 octobre, au lieu d’une sortie fin septembre.
  • David Petersen revient sur son blog sur la création de la couverture de ce numéro. Il explique que Bobby Curnow lui avait donné quelques pistes sur le déroulement des évènements du numéro, mais il n’était pas obligé de faire une couverture qui s’en inspirerait. Après avoir lu le scénario, Petersen a décidé de reprendre certains éléments, sans pour autant se baser sur un moment précis de l’intrigue. Michelangelo traverse un moment difficile où il rêve d’un « chez lui » et idéalise sa jeunesse. C’est la raison pour laquelle il semble nostalgique, presque déprimé sur cette illustration. Il voulait clairement présenter la ferme en arrière-plan, mais trouvant que cela ferait trop vide, il y rajouta une petite éolienne. Il s’est rendu sur la base de modèles de Google Sketchup pour trouver une bonne éolienne. Une fois trouvé, il mit également la main sur un modèle de maison de campagne, et combina les deux. Il reprit certains détails de ces modèles, et en supprima d’autres pour son illustration. Lors de la phase de dessin, il se rendit compte que la personne qui avait modélisé la petite éolienne n’avait pas respecté le système mécanique, ce qui l’aurait empêché de fonctionner si elle avait été réelle. David Petersen dut donc repenser le système lors du dessin pour la rendre réaliste.
  • Michael Dialynas explique sur les réseaux sociaux avoir voulu introduire un nouveau style vetimentaire aux tortues, particulièrement à Michelangelo, proche de Bruce Lee ou encore du personnage du manga Naruto, Rock Lee.
  • La couverture Double Midnight est une fresque présentant chaque tortue et pouvant donc s’assembler. C’est Ben Bishop qui en assure l’illustration.

Couvertures

Évolution de la couverture de David Petersen

Galerie

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